Le changement de décennie s’accompagne d’un changement de paradigme!

Ces dix dernières années, je me suis essentiellement mobilisé pour une idée : l’écologie intérieure et je n’ai eu de cesse de promouvoir ce «concept» au travers de stages et bien sûr d’un livre. À cette époque, qui me parait déjà lointaine, avec ma collègue et amie Sylvie Carrelet, nous avons présenté à un éditeur très connu un manuscrit dont le titre était « Guide de l’écologie intérieure ».  Il a calmé immédiatement nos ardeurs en nous rétorquant que l’écologie était au plus bas dans les centres d’intérêts des lecteurs (trices) et a-t-il ajouté d’un ton grinçant: « l’écologie n’intéresse  plus personne! «. Un vrai visionnaire!

Suite à cette affirmation péremptoire,  nous avons choisi un autre titre à notre livre: L’Homme-Tout; «en référence»  à une statue du même-nom, visible au musée des Arts Primitifs à Paris.
 
Aujourd’hui, plus personne ne conteste le besoin d’écologie intérieure et la pléthore de publications sur le sujet en constitue une preuve.
 
Après une année 2020 chaotique, 2021 est porteuse pour moi, d’un besoin de changement de paradigme; mon attention et mon axe de travail s’orientent vers redonner du « sens » à tout ce « chaos ».
 

Comment trouver du sens, son propre sens?

Comment et pourquoi, est-il en parallèle si crucial de développer nos sens subtils et d’élargir notre conscience?
Quel est le sens de tout ce chaos?
De quelle manière y trouver de l’harmonie et lui donner du sens?
Comment créer de l’harmonie en soi et autour de soi?
Par quel biais mettre de la profondeur, de la verticalité dans nos fonctionnements et comportements?
Une quête d’harmonie est -elle possible?
 
La nature encore une fois, nous montre le chemin. Prenons l’exemple de la métaphore de la vague et du surf chère à Joël De Rosnay dans son ouvrage : La Vague métaphore de la vie (page 25):

Le surf, c’est l’aléatoire, c’est le chaotique, c’est l’imprévisible dans le carpe diem. Le surf c’est maintenant! Pour nous les surfeurs, nous passons par les cols en essayant de trouver les points de non-résistance.

Joël de Rosnay- Scientifique, écrivain et surfeur

 

Pour aller plus loin, Corinne Fontaine, ma compagne dans la vie, et moi-même vous proposons une nouvelle direction à explorer avec: www.sens-conscience.fr

De l’observation et des questions des « chercheurs (es) de sens et de conscience », que j’ai rencontré ces dernières années, bien au delà des principes d’écologie de soi, chacun et chacune ressent le besoin d’un accompagnement plus personnel et plus précis. Ils (elles) demandent une guidance qui les oriente et balise les étapes d’une évolution personnelle complète.
 
En réalité, ce processus de prise de conscience de soi s’organise en trois étapes au travers d’une ouverture (expansion) de conscience permanente.
 

Première étape du changement : l’élargissement personnel

 
Dans une première phase, le(a) pratiquant(e) expérimente un élargissement personnel partant d’un état où il (elle) est peu en contact avec ses sensations et ressentis.
Le point de départ est un égo limité et quelque peu fermé. Progressivement, le sujet commence à accéder à son inconscient  qui jusqu’ici était hors de sa portée, comme de la conscience voilée. Il découvre des liens, fait des connexions et dans le même temps a accès à la conscience des autres êtres vivants. Il réalise qu’il n’est pas seul et en interaction avec le monde.
À ce stade, les conditionnements deviennent moins forts, la conscience de soi se dévoile, l’égo s’assouplit et la personne débute son ouverture aux autres découvrant une forme de compassion. C’est la phase d’épanouissement  personnel ou développement personnel où l’on accède à la magie d’un état de plus grand que soi.

Exactement ce qui arrive quand, en plein jour, on réalise que le soleil voile la vision des étoiles. Elles existent bien,  mais personne de les voit.

Olivier Chambon - Psychiatre

Puis vient l’élargissement transpersonnel

 
La deuxième étape  correspond à un élargissement transpersonnel de la conscience de soi et se matérialise par l’ouverture des sens, qui deviennent plus fins, plus subtils, plus aiguisés. Dans cette phase, arrivent des perceptions extrasensorielles,  une ouverture à la perception des archétypes, de l’inconscient collectif, de la noosphère, des mondes invisibles et des esprits.

« Nous n’avons encore aucune idée de la grandeur possible des effets «noosphériques». La résonance de vibrations humaines par millions! Toute une nappe de conscience pressant sur l’Avenir en même temps! Le produit collectif et additif d’un million d’années de Pensée!  » (Phénom. hum.,1955p.318).

Thelhard de Chardin - Philosophe

Troisième phase: connecter le Tout

 
Enfin  survient une troisième phase; elle est verticale et connecte le tout. Elle se marque par un accès à la conscience cosmique. Elle s’accompagne d’un sentiment intérieur vertical et puissant d’appartenance au monde sans aucune séparation. Cette dissolution momentanée de l’égo joue un rôle significatif dans l’ouverture définitive de la conscience. Cette expérience de connexion verticale vécue constitue un point de non retour où le corps, la conscience, l’esprit et la nature ne font plus qu’un.
 
Rappelons que, la conscience n’est pas distincte du corps, elle émerge de l’interdépendance des différentes fonctions du corps assurées par nos organes: cerveau, coeur, poumons, intestins, foie ou reins en relation avec leur environnement. Il en résulte un sentiment de soi qui peu à peu s’étend jusqu’à la conscience cosmique.
 
Tel est le voyage, la quête, que nous vous proposons pour la décennie à venir!

 

Gérard Longuet

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